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  • Ste. Thérèse - Jean XXIII

HAUTS LES MASQUES


Le 19 Novembre 2020


Le Heureux « En lien et en Prière » N°13

Dimanche dernier, c’était la journée mondiale des Pauvres. La messe de la paroisse diffusée sur Facebook a permis à la famille de Mauricette Lamazerolles de prier pour elle et aux amis du Secours Catholique de faire mémoire de cette personne et de son action auprès des plus pauvres.


En ce dimanche du Secours Catholique, nous sommes ainsi invités à nous comporter dans la fidélité du Christ : généreux et dynamiques. Comme nous dit Saint Paul dans la première lecture « Ne restons pas endormis ». Accueillons la confiance du Seigneur qui a mis en nous des talents et demandons-lui d’inspirer nos actions…

Nous sommes en lien de prière avec la famille de Mauricette Lamazerolles qui nous a quittés cette semaine. Mauricette a fait don de son corps à la science…Sa famille vit avec nous cette messe en attendant de vivre une célébration quand cela sera possible. Je vous lis le mot (texte ci-dessous) qui a été écrit par des amis de la Halte et du Secours Catholique. Il résonne particulièrement en cette journée mondiale des Pauvres voulue par le Pape François.


AU REVOIR MAURICETTE…

Beaucoup d’entre nous n’ont pas oublié Mauricette. Momo pour tout le monde… avec ses coups de gueule, son cœur grand comme ça, les longues soirées à jouer au tarot… Nombreux sont les gars de la route » (SDF) qui la connaissaient bien… leur « maman » Elle les aimait, toujours présente, toujours active... Oh, il ne fallait pas lui raconter d’histoires, mais elle savait vous ouvrir son cœur, vous écouter avec empathie…sans complaisance, mais toujours avec bienveillance. Elle savait aussi bousculer quand c’était nécessaire… donner de son temps, de son énergie, à la Halte (lieu d’accueil d’urgence) à une certaine époque pas si lointaine et aussi à la maison d’accueil de jour, aux « dimanches partage » organisés par le Secours Catholique. Merci Mauricette pour ta générosité et le réconfort que tu as apportés auprès de ceux qui étaient dans le besoin.

Rendons grâce dans cette eucharistie pour tous ceux qui ont su mettre leurs talents au service des plus fragiles, des plus pauvres…

Demandons pardon pour toutes les fois où nous ne savons pas voir l’autre comme un frère. »


Ci-dessous, l’homélie du pape François, le dimanche 15 novembre, transmise par Hélène Camiade, responsable du service diocésain de la Diaconie


Le BLOG Beth' Anaïa (Maison du Frère) est un moyen de vous informer et de recueillir vos infos, vos impressions et expressions

Sur le service du frère ...

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Une réaction suite au texte de D. Greiner publié dans HELP N°11

« Au moins jusqu'à la fin du mois de novembre, l'état d'urgence sanitaire interdit les célébrations eucharistiques publiques. Des fidèles vivent douloureusement cette privation. Certains donnent un sens spirituel à ce jeûne eucharistique imposé. » Cette introduction de Dominique Greiner ouvre une perspective dans le débat autour « de la messe », comme on entend ici et là…Le témoignage porté par ces personnes qui manifestent devant les églises donne une triste image des chrétiens qui apparaissent plus enclins à défendre les rites que de pratiquer la solidarité avec ceux qui souffrent de la Covid, dans leur chair mais aussi dan leur vie…les a-t-on entendu prendre fait et cause pour les travailleurs privés d’emploi, pour ces petites entreprises au bord du dépôt de bilan.

Réflexion de mon kiné : ce débat autour de la messe donne un visage complètement négatif de l’Eglise. Ca ne donne pas envie d’y aller.

On n’entend dans la presse et les médias que les tenants de cette « messe à tout prix »…Alors que le Pape François reprend ses audiences à huis clos « Nous devons être attentifs aux prescriptions des autorités politiques et sanitaires afin de nous protéger de cette pandémie. »

L’Eglise de France ajoute de la confusion et de la division à un moment difficile ou des hommes souffrent en silence.

Elle se range du côté des contestataires du confinement, manifestant bien peu de sens civique et de solidarité.

Les mots de Bernard Robert font écho en moi « Seigneur, donne-nous la force de Ton Esprit pour que nos actes et nos choix soient en conformité avec nos paroles ou nos écrits. Aide-nous à être des Inventeurs de Ton monde d’Amour, de Justice et de Paix. »

Que l’Esprit nous pousse à inventer de nouvelles manières de faire Eglise, de rencontrer nos frères dans le besoin plutôt que de nous crisper sur des réflexes identitaires et égoïstes… Comme le dit le pape François, "il suffit de vivre la vie comme elle vient, de vivre de manière missionnaire les gestes les plus habituels, les occupations les plus habituelles, au milieu des personnes que le Seigneur nous fait rencontrer... »

« Allez vous en sur les places et soyez mes témoins chaque jour…"

Bernard JOUFFRIT


Ce texte de Bernard a fait résonner en moi la phrase de Charles de Foucauld que j’avais lu ce matin même donc je vous la partage.

Anne-Marie Oliveau


« Nous ne devons ni agir sans prier (cela jamais), ni prier sans agir quand nous avons le moyen d’agir… »




Humour reconfinement (Ouest France)


Changement de forme : « Confinement, je ne sais pas si nous en sortons plus grand. Mais une chose est sûre, c’est que nous en sortons plus gros. »


Positivons : « Par les temps qui courent, je vous dirais d’être positifs, mais apparemment, ça fout le bordel… »



La campagne National de la JOC s’intitule

« Au-delà des masques - Faisons tomber les préjugés. »








Vincent, étudiant en langues à la Courtaisière, a écrit ce texte en vue d’enregistrer la prière sur RCF avec son accompagnatrice fédéral JOC Claire Gaudin.


Au-delà des masques


Le masque fait peur, on ne voit pas les expressions du visage. Ca accentue les difficultés de certaines personnes.

Nous vivons dans une société où le paraître est important. De nombreux jeunes ont peur du rejet, ce qui les entraîne parfois à utiliser une façade en public.

Donne-nous Seigneur la force d’être en vérité avec les autres et avec nous-mêmes.

Certains d’entre nous, jeunes, se dévalorisent et sont parfois empêchés de s’y épanouir.

Donne-nous Seigneur, la force d’avoir confiance en nous.

Nous voulons lutter contre les stéréotypes sur les individus, les discriminations et les diverses formes de rejet.

Aide-nous Seigneur, à découvrir la vraie valeur de chacun.

Avec nos masques, nous interprétons parfois un soupir. Nos faiblesses réapparaissent. Finalement, on est masqué mais on est démasqué.

Donne-nous Seigneur la grâce de l’écoute bienveillante et d’accepter l’autre tel qu’il est.

Notre société véhicule beaucoup d’images, souvent violentes.

Donne-nous Seigneur la force de développer notre esprit critique.


Seigneur, malgré les circonstances actuelles, donne-nous la force de concourir à ton projet d’amour, en devenant acteurs, par toi, dans nos vies.


Marie, mère d’espérance, accompagne-nous sur ce chemin.

Vincent



Le Pape François exhorte à suivre Jésus en se mettant au service aux pauvres.

Le Pape François a célébré ce dimanche 15 novembre à la basilique Saint-Pierre la messe pour la Journée mondiale des Pauvres, depuis l’autel de la Chaire et devant une assistance limitée en raison de la pandémie de coronavirus. Dans son homélie, il a développé une réflexion sur le sens de la parabole des talents, tirée du 25e chapitre de l’Évangile selon saint Matthieu, lu ce jour à la messe. «Pour nous aussi, tout a commencé avec la grâce de Dieu qui est Père et qui a mis dans nos mains beaucoup de biens, en confiant à chacun divers talents», a expliqué François en mettant cette parabole en lien direct avec nos vies. «Nous sommes porteurs d’une grande richesse, qui ne dépend pas de tout ce que nous avons, mais de ce que nous sommes : de la vie reçue, du bien qu’il y a en nous, de la beauté qui ne peut être supprimée dont Dieu nous a dotée, parce que nous sommes à son image, chacun d’entre nous est précieux à ses yeux, unique et irremplaçable dans l’histoire.» Le Pape a insisté sur la stérilité des regrets que nous avons parfois tendance à cultiver avec complaisance, plutôt que d’investir sur nos capacités : «"Si seulement j’avais cet emploi, si seulement j’avais cette maison, si seulement j’avais de l’argent et du succès, si seulement je n’avais pas ce problème, si seulement j’avais de meilleures personnes autour de moi !..." L’illusion du "si seulement" nous empêche de voir le bien et nous fait oublier les talents que nous avons. Mais Dieu nous les a confiés parce qu’il connaît chacun d’entre nous et sait de quoi nous sommes capables ; il nous fait confiance, malgré nos fragilités. Il fait aussi confiance à ce serviteur qui cachera le talent : il espère que, malgré ses peurs, lui aussi utilisera bien ce qu’il a reçu. En somme, le Seigneur nous demande d’utiliser le temps présent sans nostalgie pour le passé, mais dans l’attente active de son retour», a insisté le Pape. Ne pas se complaire dans une attitude trop prudente «Dans l’Évangile, les bons serviteurs sont ceux qui risquent. Ils ne sont pas circonspects et méfiants, ils ne conservent pas ce qu’ils ont reçu, mais l’utilisent. Parce que le bien, s’il n’est pas investi, se perd; parce que la grandeur de notre vie ne dépend pas de ce que nous mettons de côté, mais du fruit que nous portons», a insisté François. Dans cet extrait de l’Évangile, «les serviteurs qui investissent, qui risquent, par quatre fois sont appelés "fidèles" (vv. 21.23). Pour l’Évangile, il n’y a pas de fidélité sans risque. Etre fidèles à Dieu c’est dépenser sa vie, c’est laisser bouleverser ses plans par le service. C’est triste quand un chrétien joue sur la défensive, en s’attachant seulement à l’observance des règles et au respect des commandements. Ceci ne suffit pas, la fidélité à Jésus n’est pas seulement de ne pas commettre des erreurs», a insisté l’évêque de Rome. Le Pape a ainsi dénoncé les chrétiens trop «mesurés», qui se focalisent sur le respect des règles mais qui finissent par devenir rigides comme des «momies». Le serviteur paresseux, dans cette parabole, n’a certes «rien fait de mal! Oui, mais il n’a rien fait de bien. Il a préféré pécher par omission plutôt que risquer de se tromper. Il n’a pas été fidèle à Dieu, qui aime se dépenser; et il lui a fait la pire des offenses: lui restituer le don reçu. Le Seigneur nous invite par contre à

nous mettre généreusement en jeu, à vaincre la crainte par le courage de l’amour, à dépasser la passivité qui devient complicité.» S’enrichir dans l’amour et non dans l’accumulation de biens Les banquiers dont il est question dans l’Évangile du jour sont les pauvres: «Ils nous garantissent un revenu éternel et nous permettent dès maintenant de nous enrichir dans l’amour. Parce que la plus grande pauvreté qu’il faut combattre est notre pauvreté d’amour. Le Livre des Proverbes loue une femme laborieuse dans l’amour, dont la valeur est supérieure aux perles: il faut imiter cette femme qui, dit le texte, "tend la main au malheureux"(Pr 31, 20). Tends la main à celui qui est dans le besoin, au lieu d’exiger ce qui te manque: ainsi tu multiplieras les talents que tu as reçus», a expliqué François. Et aujourd’hui, plutôt que de se demander ce qu’on l’on pourra acheter pour Noël, il vaut mieux se poser la question «Qu’est-ce que je peux donner aux autres, pour être comme Jésus, qui s’est donné lui-même». «À la fin de la vie, la réalité sera dévoilée : la fiction du monde selon laquelle le succès, le pouvoir et l’argent donnent sens à l’existence, déclinera, pendant que l’amour, celui que nous avons donné, émergera comme la vraie richesse.» «Demandons la grâce de voir Jésus dans les pauvres, de servir Jésus dans les pauvres», a exhorté François. En conclusion de son homélie, le Pape a remercié «les nombreux fidèles serviteurs de Dieu, qui ne font pas parler d’eux, mais qui vivent ainsi», en évoquant notamment l’abbé Roberto Malgesini, un prêtre assassiné à Côme, au nord de l’Italie, le 15 septembre dernier, et qui avait consacré sa vie aux sans-abri et aux personnes marginalisées. «Ce prêtre ne faisait pas de théories ; simplement, il voyait Jésus dans le pauvre et le sens de la vie dans le service. Il essuyait les larmes avec douceur, au nom de Dieu qui console. Le début de sa journée était la prière, pour accueillir le don de Dieu; le centre en était la charité, pour faire fructifier l’amour reçu; la fin un limpide témoignage de l’Évangile. Il avait compris qu’il devait tendre la main aux nombreux pauvres qu’il rencontrait quotidiennement, parce qu’il voyait Jésus en chacun d’eux.» «Demandons la grâce de ne pas être des chrétiens seulement en paroles, mais aussi dans les faits. Afin de porter du fruit, comme le désire Jésus», a conclu le Pape François. À la fin de la célébration, des denrées alimentaires ont été distribuées aux personnes démunies aux abords de la place Saint-Pierre.

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