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  • Ste. Thérèse - Jean XXIII

COMMUNION PASCALE DU 25 AVRIL : EMMAÜS


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Recevez de la lecture pour ce WE en deux tempsWeek-end en 2 temps :

  1. En lien et en prière N°34 (mais jusqu’où allons-nous aller ? )

  2. Maintenant, la feuille assemblée de Dimanche prochain fête de l’Alliance…une belle manière d’être en lien avec les mariés de l’an dernier et ceux de cette année que nous avions pensé inviter pour la messe. Notre prière les accompagne dans leur préparation…Ils reçoivent ce « en lien et en prière »

  3. Feuillet spéciale fête de l’Alliance : témoignages, prières, poëme…

  4. Homélie de Nicolas (il faut bien que je travaille…)

  5. La méditation d’Anne-Marie Olliveau sur les textes du jour.

  6. Un texte de Michel Fournier sur la présence réelle

  7. Un texte de la conférence des Evêques (comme Michel travaille avec eux  là bas…)

Dans le 2° envoie ce que j’aurai oublié…mais surtout des textes choisis et travaillés par l’équipe liturgique.

Ils ont pensé à vous

Nicolas


« En lien et En Prière » N°34 - Samedi 25 et Dimanche 26 Avril

Pour ce jour de l'Alliance, en union de prières pour tous ceux qui fêterontleurs anniversaires de mariage. Colette nous rejoint par son bouquet... L’équipe de Fleurs paroisse Jean XXIII.

Témoignage de la fête de l’Alliance de Martin et Tiphaine (1 an de mariage) L'année dernière nous avons participé à la Fête de l'Alliance de la Paroisse, avec des couples de tous âges qui fêtaient leur anniversaire de mariage. Un moment très sympa et convivial de partage qui sort de l'ordinaire des célébrations et donne une saveur particulière pour les jeunes fiancés que nous étions. Mariés l'année dernière par Nicolas, nous avons vraiment apprécié notre temps de préparation avec l'équipe composée de Gaëlle, Jérémy,


Jean-Marc et Laurence. Là-bas, nous avons eu la chance d'y retrouver des amis perdus de vue (2 copains du foot de Martin et une amie d'enfance de Tiphaine). Grâce à cela, nous avons vécu l'année 2019 au rythme des préparations des mariages des uns et des autres auxquels nous avons assisté. Depuis, nous continuons à nous voir régulièrement... Nos mariages ont ravivé notre amitié qui est désormais reliée à quelque chose de profond. Confinement oblige il a fallu imaginer repenser les choses différemment : deux de nos amies de la préparation mariage-Louise et Alison- sont toutes les deux nées au mois d'avril. Alors nous avons profité de notre balade dans le rayon d'1km ou d'un prétexte de courses alimentaires essentielles pour aller leur déposer par surprise une petite carte avec un mot de chacun des deux autres couples de la préparation mariage. Ce week-end, alors nous aurions dû participer à nouveau à la fête de l'alliance pour y fêter notre premier anniversaire de mariage, nous pensons aux couples mariés et tout particulièrement à tous les couples fiancés qui ont investi, parfois depuis plusieurs années, pour ce jour qu'ils ont dû repousser. En espérant que cette épreuve renforce leur amour et les rende plus forts pour que le jour venu, la fête soit encore plus belle ! Nous pensons également plus largement à tous ceux qui vivent seuls : célibataires, divorcés, veufs ou veuves. Qu'ils trouvent dans leurs familles, leurs amis, les simples rencontres du quotidien (difficiles en ce moment) et les liens nouveaux qui se sont tissés depuis plus d'un mois, l'expression d'une présence et d'une chaleur humaine fraternelle dont on a tous besoin. Nous pensons enfin à toutes celles et ceux à travers le monde qui subissent leur union, parfois forcé ou à l'inverse, celles et ceux qui souffrent d'être empêchés de célébrer et de vivre au grand jour leur amour. "L'amour ne passera jamais !"

Message d’Henri Boutet Bonjour à toutes et à tous Grâce à Thérèse nous avons les nouvelles de la paroisse Jean XXIII de la Roche/Yon. Merci aussi au Père Nicolas d’ouvrir ses colonnes chargées des nouvelles des uns et des autres. La prière nous réunit. Le Père Daniel Mothais célèbre dans son lieu de confinement en pensant à nous tous et à tous ceux avec lesquels nous nous rassemblons bien affectés de ce manque du « être ensemble » au rythme des moments liturgiques. Le soir venu, les résidents de la rue Joffre où le Père Daniel réside, s’ouvrent pendant une dizaine de minutes aux applaudissements des soignants qui se dévouent auprès des malades. Beaucoup de paroisses de Vendée et sans doute d’ailleurs font de ces temps de confinement un lieu de partage de la parole. Ayant l’occasion d’échanger sur d’autres territoires paroissiaux je constate que beaucoup n’ont pas cette chance. Ouest France relate ce jour l’expérience menée avec 120 personnes confinées en lien avec le Père Bernard Robert bernardrobert85@gmail.com à la Flocelière... « Comment faire tomber cet individualisme et ce confort dans lequel nous nous étions installés, avec tous ces virus qui nous empêchent d’agir au quotidien ? » il insiste sur le message que cette crise donne en lien avec cette semaine Sainte que nous venons de vivre. Concernant Madagascar et le fameux Amitiés

Message de Josine Bonjour, voici quelques mots d'enfant pour égailler nos liens et la proposition du chant dont je n'ai pas le lien c'est une chanson préférée des enfants "trop belle la vie !" de Brigitte et Jean Paul Artaud. Merci – Du coté des enfants « rêve et imagination », d'Isaac 6 ans. Une histoire pour nous sauver du coronavirus : « on va aller dans le désert où il fait très chaud, le virus ne pourra pas venir ». L'adulte : mais c’est très loin et il n 'y a pas d'eau ». L'enfant : « je construirai un vélo à 4 places pour passer dans le ciel, je creuserai un grand trou pour chercher l'eau, je planterai des arbres et on fera une cabane pour dormir ! » Un beau réveil d’Isaac tout excité ! « J’ai fait un beau rêve cette nuit, j'étais un jardinier, je plantais des fleurs, des légumes et il y avait un arbre qui était plein de pomme en or ! » Message de Martine On me demande ce que j'ai découvert sur moi pendant ce temps de confinement. 1) une capacité de prendre du recul et ne pas me laisser "contaminer" par les effets paniques, négativité, peurs vis-à-vis du futur ...je m'adapte plus ou moins avec entrain, selon les jours. 2) un désir de communiquer la Vie en "pétillance" : remonter le moral, chercher de quoi faire sourire, rire...Mettre en exergue le positif ... 3) bien sûr, des comportements plus déviants que d'habitude : beaucoup sur les réseaux sociaux par exemple. Sur les autres : J'ai découvert grâce à la feuille journalière de la paroisse plusieurs personnes, plus en profondeur et cela a élargi encore plus mon espace intérieur. Certains de la communauté m'ont très agréablement surpris : je pense à Lionel qui n'avait pas répondu à mon appel et qui m'a rappelé, mais également à Emmanuel, Chantale, Geneviève, Marie ...Merci pour ce désir que j'ai ressenti en vous de chercher à construire la relation, au-delà de ce qui les rendait plus difficiles. Sur la société : J'ai vu combien elle peut changer de cap, priorités d'actions et de mises en moyens, quand elle le décide. Alors, vous les décideurs, bougez ! On reparle d'un revenu minimum qui puisse couvrir les besoins vitaux de la personne (autour de 1000€). Le "made in France" est remis en valeur L'ensemble de la société réalise que l'on paie tout un tribut vis à vis de la Nature et qu'il faut revoir nos manières de Vivre et consommer. La chanson du week-end : « Trop belle la vie » (évoquée par Josine), de Brigitte et Jean-Paul Artaud https://www.youtube.com/watch?v=m6Nb0HW2fLE remède baptisé "Covid Organics" à base d'artemesia (une plante réputée pour le traitement contre le paludisme), on peut suivre sur Madagascar-Tribune.com

Intention de prière du jour par Thérèse-Marie : Seigneur, donne-nous la force de persévérer malgré nos impatiences, nos lassitudes, nos fourmillements aux pieds, nos découragements, nos envies de sortir, nos désirs de serrer dans nos bras ceux qu'on aime...il en dépend la vie de tant de personnes. Donne-nous la sagesse de discerner la bonne attitude, de faire les choix responsables parfois difficiles voire douloureux. Mais j'ose croire que tu nous accompagnes comme promis tous les jours même dans cette épreuve. Je n'oublie pas dans ma prière Jean-Luc et Marie-No et leur famille.


Message de Monique et René Maigné Nous vous joignons un beau poème écrit par un Ancien Combattant de 97 ans, en EHPAD à Maillezais. Fraternellement Printemps 2020 Fidèle à son destin la terre poursuit sa ronde Insouciante de tous les malheurs de ce monde, L’hiver est terminé et le printemps revient Il sera singulier celui de 2020 Un calme impressionnant règne dans les cités, Dans leurs maisons, les gens sont tenus confinés Ils craignent la contagion de l’ennemie qui tue La science est impuissante, le virus a vaincu. La loi de la nature n’obéit à personne, N’obéit qu’aux saisons et commande les hommes, Tous les arbres fruitiers se couvriront de fleurs, Alors que dans le monde, l’économie se meurt. L’hiver a été doux, les pelouses sont vertes, Le printemps les décore de jolies pâquerettes, Vision apaisante pour humains angoissés Qui toussent et qui étouffent, qu’on aide à respirer. Dans ce contexte triste la beauté du printemps Ne sera que regret dans le confinement, L’aubépine et la rose, l’œillet, le seringa, Dont les senteurs seront ignorées d’odorats. Le soleil resplendit, les jours ont allongé ! Les parcs désertés, les bancs inoccupés Du coronavirus, les terriens se protègent Pour briser la chaîne, des malades le cortège. Les oiseaux insouciants continuent de chanter Le merle vocalise, met un peu de gaîté Quelqu’un ouvre la fenêtre, sort la tête de l’ombre, Dans sa petite chambre l’ennui est à son comble. On évite les contacts, on ne s’embrasse plus, Chacun son petit geste, poignée de main exclue, Masque et gants désormais, et c’est obligatoire : Eternuer dans son coude et jeter son mouchoir. Hommage soit rendu aux médecins et consorts Se chargeant des malades, risquant un mauvais sort, Dont les protections leur font parfois défaut, Pour gagner la bataille sur ce cruel fléau.


Messe du 3° dimanche de Pâques : Fête de l'ALLIANCE - Évangile EMMAÜS

Chant d’entrée : Peuple du Dieu vivant qui épouse notre histoire K 42-70 Peuple du Dieu vivant qui épouse ton histoire, ne crains pas pour demain. Poussé par l'Esprit, tourne tes pas vers l'avenir, Église du Seigneur. 1 Malgré le vent et la tempête qui secouent la forêt, appuyés sur nos racines, puisons la force dans le terreau où s'est transmise notre foi. 2 Quand l'horizon nous paraît sombre et trop dure la vie, écoutons la Voix qui ouvre dans le tumulte de notre temps comme un espace créateur. 3 Serait-ce Dieu qui vient encore partager nos fardeaux ? Sa parole nous rend libres et nous relève jour après jour, car il chemine avec les siens. Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 14.22b-33) Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : "Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir. En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable. C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance : tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption. Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence. Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui. Il a vu d’avance la résurrection duChrist, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez."


PSAUME : Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur :

«Tu es mon Dieu ! Seigneur, Mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort» Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit. Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable. Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! À ta droite, éternité de délices !

2ème Lecture : (1 P 1, 17-21) Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers. Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ; mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ. Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Acclamation de l’Evangile :R/ Alléluia, alléluia, alléluia ! 1 – Ta Parole, Seigneur éveille nos esprits, Alléluia ! R/

Évangile de Jésus Christ selon st Luc (Lc 24, 13-35) Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeuxétaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : «De quoi discutez-vous en marchant ?» Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : «Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci.» Il leur dit : «Quels événements ?». Ils lui répondirent «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvéles choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu.» Il leur dit alors : «Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ?» Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : «Reste avecnous, car le soir approche et déjà le jour baisse.» Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : «Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ?» À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis lesonze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : «Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre.» À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Prière universelle 1) Chemin d’Emmaüs : Jésus aide les disciples à faire le lien entre les événements vécus et les Ecritures : cette relecture leur ouvre un chemin qui donne un sens à la vie. Prions pour que personnellement et en Eglise, nous prenions le temps du recul et de la méditation de la Parole de Dieu pour discerner les signes des temps dans ce monde où Dieu est présent et vivant dans le cœur de tout homme et toute femme. 2) Repas d’Emmaüs : Les disciples se dirent l’un à l’autre « notre cœur n’était-il pas brûlant en nous... ?» C’est dans ce simple échange entre eux que Dieu se révèle pour donner sens à ce qu’ils vivent. Prions pour que nos conversations et nos échanges au travail, en famille, avec les ami(e) s, dans nos groupes d’Eglise (paroisses, mouvements...) et nos liens virtuels pendant le confinement soient des moments où Dieu se révèle pour nous guider vers un chemin de vie, de paix, de joie, de partage en témoins du Christ ressuscité. 3) En ce temps de confinement nous sommes invités à faire une pause et à accueillir cet hôte qui vient à notre rencontre et se révéler. Seigneur donne nous de saisir ce temps pour : - t’accueillir dans la prière et la méditation de ta Parole. - rejoindre autrement nos frères et sœurs, se réjouir de ce qui nous unit et savoir nous apporter un soutien mutuel.


4) En cette occasion de la fête de l’Alliance, (La fête de l'alliance était prévue ce 26 avril, c'est pourquoi nous prions pour nos familles, pour toutes les situations et états de vie.) Seigneur nous te confions ces couples qui vont se former et ceux qui au fil des ans y trouvent amour, tendresse et avec l'autre l'Amour des autres. Seigneur aide-les, à faire grandir cet amour malgré les difficultés dont le confinement et la promiscuité. Que leurs enfants soient source de joie et de bonheur partagé. Seigneur aide les couples désunis ou déchirés qui souffrent de la solitude, de l'absence des enfants dans une garde partagée, qu'ils puissent redémarrer un nouveau chemin de bonheur. 5) Nous pensons à tous ceux dont le conjoint est parti avant... qui sont séparés physiquement mais croient en l'indissolubilité de leur mariage. Nous prions aussi pour les futurs mariés, qui doivent repousser leur mariage sur la paroisse et pour ceux qui fêtent un anniversaire de mariage ou d'ordination : Nicolas fête ses 20 ans de sacerdoce ou encore des vœux comme Sœur Huguette, 70 ans de vie religieuse. Chant de Communion : Table dressée sur nos chemins D 54-07 Refrain : Table dressée sur nos chemins, Pain partagé pour notre vie ! Heureux les invités au repas du Seigneur ! Heureux les invités au repas de l’amour !

  1. Tu es le pain de tout espoir, Pain qui fait vivre tous les hommes ! Tu es le pain de tout espoir, Christ, lumière dans nos nuits !

  2. Tu es le pain de chaque jour, Pain qui rassemble tous les hommes ! Tu es le pain de chaque jour, Christ, lumière dans nos vies !

Chant d’envoi Le Christ est vivant : 1. Le Christ est vivant ! Alléluia ! Il est parmi nous ! Alléluia ! Béni soit son nom dans tout l ́univers ! Alléluia ! Alléluia ! 3. Soyons dans la joie ! Alléluia ! Louons le Seigneur ! Alléluia ! Il nous a aimés, il nous a sauvés, Alléluia ! Alléluia !


Témoignage de Annie et Jean-Marie Debarre 30 ans de mariage Cette année, nous fêtons nos trente ans de mariage. Trente ans qui se divisent en trois parties. Le temps de la construction, très dense, très productif et très fatigant : la naissance des trois enfants, l’acquisition de la maison, les travaux d’agrandissement... Le temps de la pause : les enfants grandissent bien, c’est sympa, presque trop. Le temps de la tempête : les ennuis commencent, très perturbateurs ; le monde s’écroule ; les remises en question, la perte de confiance parfois... Mais notre couple tient le coup. Il faut se serrer les coudes. Quand un des deux vacille, l’autre est son pilier. Je n’ai pas vécu avec un prince charmant comme dans les rêves de jeune-fille. Les réactions du conjoint sont parfois déroutantes : nous, les femmes, nous sommes romantiques et eux sont pragmatiques. Alors l’humour est un très bon remède pour tenir dans la durée. Et quelle joie de partager nos repas, nos soirées, des activités ensemble. Nous devrions relire notre projet de vie, histoire de faire le bilan, à mi-chemin. Car il reste encore trente ans à vivre ensemble, n’est-ce pas ? Aide-nous Seigneur dans notre ascension, car Tu étais notre témoin principal à notre mariage et Tu t’es engagé avec nous. Accompagne chaque couple, parce que sa vocation est parfois mise à rude épreuve. Sois présent auprès de nos enfants qui débutent leur histoire ou ne la trouve pas.

Témoignage des Sœurs à l’occasion des 70 ans de vœux de Sœur Huguette Ce 19 mars, nous avons fêté en communauté, en ce temps de « sobriété heureuse » les 70 ans des premiers vœux de notre sœur Huguette. Et mercredi soir, grâce à la télé et « la carte aux trésors », elle a eu la joie de revoir les lieux de son pays natal. Mais c’était bien la première fois qu’elle voyait d’en-haut la cathédrale de Troyes et les vignobles de Champagne ! Arrivée à Chavagnes en Paillers en 1948, elle est restée 33 ans à Ste Ursule de Luçon. Puis elle a pris sa valise pour La Rochelle, Paris, et Sancoins. Et la voici de nouveau en Vendée, pour la 3ème année près de l’église St André d’Ornay, au 20 rue Pierre Olliveau. Elle aurait aimé vivre ce jubilé au cours d’une célébration eucharistique du dimanche de l’Alliance qui donne sens à la complémentarité des vocations dans l’Eglise. Mais nous vivrons ensemble ce dimanche en « communauté au cloître ». Bien sûr, ça n’est que partie remise pour le vivre en paroisse ! Sœurs Madeleine, Marie-Claire, Marie-Thérèse (Communauté de Chavagnes Paroisse Ste Thérèse.


Des nouvelles de mariés de l’an dernier. Bonsoir Nicolas, Nous espérons que tu vas bien, que ton entourage est en bonne santé. Merci de garder le lien, nous pensons à tout les futurs mariés qui ont du repousser leur mariage, pas facile mais avec toi ils sont bien entourés ça ne fait aucun doute. Il y a un an on y était, en plein préparatif, à 4 jours du jour J. On y repense beaucoup ! Tout va bien pour nous, nous sommes à Chaville, Hector télétravaille ou congé "forcé" et moi je continue d'aller à la banque de France, nous sommes peu nombreux sur place, mais faut faire tourner les comptes surtout en ce moment ! Paris est vide et silencieuse, très étrange... Nos familles vont bien, c'est l'essentiel. À bientôt... Un jour...! Prend soin de toi, Bonne soirée, Alice et Héctor Nosvies«arcenciel» Comment traduire en simples mots, dans un poème, Ce long chemin à deux, jalonné de "je t'aime"?... Le regard jeté sur cinquante années, Évoque un arc en ciel filigrané. Ses couleurs tendres et radieuses, Deviennent sources lumineuses. Pourquoi engager sa vie, avec certitude, Et risquer les épreuves, l'ennui, la lassitude ?... Joignant nos pas sur un même chemin, Nous avons affronté les lendemains, En partageant tous nos espoirs, Nos diversités, nos vouloirs. Combien de larmes, de cris de joie, ou de prières L'amour doit-il marier, le cœur en bandoulière ?... Pour vaincre les tempêtes, les ouragans, Il faut tourner les pages en renaissant. Un arc en ciel sur les nuages, Gomme nos doutes et nos mirages. Où puiser la force de faire vivre notre amour, Pour rester fidèles aux promesses, des premiers jours ?... L’équation de l'alliance se cherche à deux. La confiance, reste un défi audacieux, Pour oser et s'harmoniser, La foi est un sérieux pilier. Quand passent les années, on apprend la sagesse, L'énigme du verbe "aimer" cède à la tendresse. Nous écrivons une autre partition. Qui se remanie au fil des saisons. Sur ce long parcours "arc en ciel" Nous voulons soigner l'essentiel. Poème écrit le 15 février 2015 pour une fête de l'alliance. Transmit par Claude et Michèle Fèvre (55 ans de mariage)

Témoignage de la fête de l’Alliance de Martin et Tiphaine (1 an de mariage) L'année dernière nous avons participé à la Fête de l'Alliance de la Paroisse, avec des couples de tous âges qui fêtaient leur anniversaire de mariage. Un moment très sympa et convivial de partage qui sort de l'ordinaire des célébrations et donne une saveur particulière pour les jeunes fiancés que nous étions. Mariés l'année dernière par Nicolas, nous avons vraiment apprécié notre temps de préparation avec l'équipe composée de Gaëlle, Jérémy, Jean-Marc et Laurence. Là-bas, nous avons eu la chance d'y retrouver des amis perdus de vue (2 copains du foot de Martin et une amie d'enfance de Tiphaine). Grâce à cela, nous avons vécu l'année 2019 au rythme des préparations des mariages des uns et des autres auxquels nous avons assisté. Depuis, nous continuons à nous voir régulièrement... Nos mariages ont ravivé notre amitié qui est désormais reliée à quelque chose de profond. Confinement oblige il a fallu imaginer repenser les choses différemment : deux de nos amies de la préparation mariage- Louise et Alison- sont toutes les deux nées au mois d'avril. Alors nous avons profité de notre balade dans le rayon d'1km ou d'un prétexte de courses alimentaires essentielles pour aller leur déposer par surprise une petite carte avec un mot de chacun des deux autres couples de la préparation mariage. Ce week-end, alors sur nous aurions dû participer à nouveau à la fête de l'alliance pour y fêter notre premier anniversaire de mariage, nous pensons aux couples mariés et tout particulièrement à tous les couples fiancés qui ont investi, parfois depuis plusieurs années, pour ce jour qu'ils ont dû repousser. En espérant que cette épreuve renforce leur amour et les rende plus forts pour que le jour venu, la fête soit encore plus belle ! Nous pensons également plus largement à tous ceux qui vivent seuls : célibataires, divorcés, veufs ou veuves. Qu'ils trouvent dans leurs familles, leurs amis, les simples rencontres du quotidien (difficiles en ce moment) et les liens nouveaux qui se sont tissés depuis plus d'un mois, l'expression d'une présence et d'une chaleur humaine fraternelle dont on a tous besoin. Nous pensons enfin à toutes celles et ceux à travers le monde qui subissent leur union, parfois forcé ou à l'inverse, celles et ceux qui souffrent d'être empêchés de célébrer et de vivre au grand jour leur amour. "L'amour ne passera jamais !" Tiphaine et Martin


Samuel et Chantal 55 ans de mariage En cette fête de l'Alliance, nous te rendons grâce Seigneur pour nos 55 ans de Mariage. Années jalonnées par de grandes joies, mais également de moments plus difficiles, mais tu étais là pour nous soutenir dans les épreuves de notre vie de famille et nous te disons merci. Nous avons la joie d'être grands-parents, nos petits enfants sont nos rayons de soleil et nous te remercions pour la joie qu'ils nous apportent. En ce jour nous te confions plus particulièrement, les couples qui vivent des moments de souffrance : maladie, séparation, décès ou autres soit leur soutien Seigneur. Intention transmise par Monique et René Maigné Nous nous unissons par la prière à Jean-Luc et Marie-Noëlle en cette période difficile, gardant au cœur avec eux les mots de Confiance, Espérance, Abandon. Et nous prierons particulièrement ce dimanche pour les couples célébrant l'Alliance...je pense spécialement à Samuel et Chantal avec qui je suis en équipe liturgique... Cette semaine, des amis de Challans, Fabien et Céline qui reçoivent « En lien et en prière » ont accompagné une jeune famille marquée par un deuil : « Julien et Aurélie se sont rencontrés en 2002. D'abord amis, ils se rapprochent et décident de vivre ensemble. Le 01 octobre 2011, ils se marient civilement à Challans. Ils auront deux enfants Lilou en 2012 et Tom en 2015. Suite à une courte maladie, Julien rejoint le Père le 20 avril 2020 ». Suite à cet événement, voilà les prières qu’ils ont écritespour la fête de l’Alliance. Nous sommes en union de prière Seigneur pour les mariés qui ont connu cette année la disparition de leur conjoint. Puisses-tu apaiser leur douleur et leur donner l'espérance de retrouver un jour l'être aimé à tes côtés. Nous prions notamment pour Aurélie qui a perdu prématurément Julien, son mari cette semaine, suite à une courte maladie. Prends soin d'elle et de ses deux enfants, qu'ils puissent continuer leur vie, retrouver le temps du jeu, du partage et des bonheurs simples. Nous te prions pour que tous trois gardent en mémoire les moments de grâce vécus au sein de la famille : qu'ils soient lumière au cœur de leur détresse. Nous prions pour que leur famille, leurs amis soient des socles sur lesquels ils pourront se reposer. Qu'ils soient inspirés par ton Esprit pour trouver les mots, les consoler et leur offrir des moments de joie. 63 ans de mariage Ce matin, Madeleine Pogu que vous connaissez (Sacristain au sacré Cœur 86 ans) est venu chercher « En lien et en prière » en respectant bien sûr les règles sanitaires. Elle me dit, « j’étais à Rome avec le pape », il faut traduire, j’ai regardé la messe sur KTO. Ils étaient en rouge car c’est la saint Marc. Cela fait 63 ans que je me suis marié. Moi aussi, je suis concerné par la fête de l’Alliance


Homélie Fête de l’Alliance – Emmaüs 2020 Durant ce temps de confinement, nous ne pouvons pas nous rassembler pendant ce temps pascal pour reconnaître le Christ Ressuscité à la fraction du pain. Par contre, nous pouvons en parcourant le passage d’évangile d’Emmaüs, en cette fête de l’Alliance, faire mémoire de Celui qui vient nous rejoindre, cheminer avec nous sur la route de nos vies, avec nos joies, nos peines, nos inquiétudes, les épreuves de ce temps et de notre monde. « Faire mémoire », c’est bien le sens de cette eucharistie en cette fête de l’Alliance. A chaque eucharistie, le Christ se rend présent. Nous ne faisons pas mémoire du passé, de quelqu’un qui a vécu, qui a certes fait de belles choses, mais de Quelqu’un qui est Vivant, qui se rend présent à nos existences encore aujourd’hui, qui continue de nous donner sa vie pour que nous vivions dès aujourd’hui de la Vie de Dieu. Célébrer un anniversaire de mariage, comme le dit Annie dans son témoignage, c’est faire mémoire, pour se rappeler mais aussi pour mesurer le chemin parcouru...Dans ce chemin, mesurer à quel point Dieu était présent, sans s’imposer, mais toujours là. Il est tellement facile d’oublier celui qui nous laisse libre de le reconnaître et de l’aimer. Il est tellement aisé d’écarter Dieu de notre chemin de vie. Faire mémoire, célébrer la fête de l’Alliance, c’est de nouveau le rend présent à cette histoire de vie et d’amour. Il en est à la source. C’est toujours lui qui prend l’initiative de se rendre présent, d’actualiser cette alliance, de renouveler son amour, si nos cœurs sont disposés à l’accueillir. Nous faisons une expérience particulière depuis le confinement. Nous aimerions tellement que Dieu vienne nous libérer de cette épidémie. Il semble pourtant bien discret, absent ou lointain. Quand Jésus vient marcher avec eux sur le chemin d’Emmaüs, il leur fait raconter ce qu’ils vivent. Nous aurons, nous aussi à relire, ce que nous vivons. Nous le faisons chaque Dimanche autrement quand nous lisons l’Ecriture, nous l’expérimentons quand nous envoyons un texte, une lecture, une prière dans la circulaire « En lien et en prière ». C’est bien cet exercice de relecture que Martin me raconte dans un mail : « Je lisais brièvement l’étude d’évangile du jour - Jean 6 - qui me fait penser à l'effet cascade, multiplicateur des témoignages de chacun/e dans notre "en lien et en prière" qui nourrissent la communauté dans une période où on pourrait penser qu'il y a une forme de disette du fait de l'impossibilité de se rassembler, de communier, de célébrer.... Comme Jésus avec les pains et les poissons, nous avons ce pouvoir multiplicateur en partageant ce que nous vivons et en se nourrissant des témoignages de chacun. En imprimant pour le voisin, transférant à des connaissances, envoyant par la poste... on s'inscrit dans les pas de Jésus... Cette fête de l’Alliance veut rejoindre chacun, comme Jésus qui s’approche des disciples d’Emmaüs, dans ces différents chemins de vie, qu’ils soient plus ou moins choisis. C’est bien au cœur de nos vies, avec ses limites, ses fragilités que Dieu vient nous rejoindre pour nous dire son amour mais aussi sa miséricorde. « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Ecritures » C’est cette expérience que je fais en ce moment grâce à vous. Découvrir le cœur de mon ministère dans la situation que nous traversons ensemble. Je n’avais jamais autant célébré seul l’Eucharistie (en fin pas tout à fait car Christian est là) ; en tout cas jamais sans la présence de la communauté. Et pourtant, mon cœur de prêtre est brûlant de tout ce que vous portez en vous et autour de vous et de tout ce que vous apportez comme attention et intention... L’an dernier, j’avais repris conscience, grâce à la préparation mariage de Tiphaine et Martin, que cela faisait 20 ans que j’étais diacre...la même année que Jean-Luc Guitton, quel beau « clin Dieu ». C’est grâce à la fête de l’Alliance de Pouzauges en 2010 que j’avais marqué mes 10 ans de ministère. Je n’avais pas pensé les mettre en valeur. Il y a quelque temps, ma maman m’avait dit : « Tu fêteras tes 20 ans de prêtre avec ta paroisse ? » Dernièrement, elle me dit : « c’est Dimanche prochain que vous faites la fête de l’Alliance !? « A travers cette remarque, elle me dit l’importance de célébrer, de faire mémoire, d’un anniversaire de mariage, d’ordination ou de vœux comme la sœur Huguette de notre paroisse. Célébrer, fêter, c’est ainsi relire les traces de Dieu dans nos vies pour continuer le chemin qui n’est pas toujours tout droit, qui est parfois marqué de combats intérieurs, et qui a besoin d’être souvent relancé dans sa course. Quand j’ai fêté mes 10 ans de prêtre à Pouzauges, une paroissienne avait eu la bonne idée de demander à mes parents (que j’avais quand même invité pour l’occasion) d’apporter les offrandes... C’est la dernière fois que j’ai vu mon père, il est décédé 15 jours après...Il apportait avec ma maman le pain pour l’Eucharistie : « A leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître à la fraction du pain. » Nicolas Pasquiet


1 - Méditation à partir de l’Evangile (par Anne-Marie) Sur le chemin d’Emmaüs, les disciples sont découragés, ils ne voient pas le sens des événements qu’ils viennent de vivre. Dieu leur paraît absent, leurs espoirs sont déçus. Les choses ne se déroulent pas comme ils les avaient prévues ou souhaitées. Quand Jésus interprète pour eux les Ecritures, leur cœur est tout brûlant mais ils ne le perçoivent qu’après en relisant ce qu’ils viennent de vivre, en échangeant entre eux. A la fraction du pain, leurs yeux se sont ouverts et ils le reconnaissent mais aussitôt il disparaît. Sur le chemin de la vie, Dieu est présent : il nous accompagne mais il ne s’impose pas. Si nous ne prenons pas le temps de le reconnaître dans les autres, de relire les événements qui nous permettent de donner un sens à ce que nous vivons, il nous paraît absent mais l’avons-nous cherché ? Le chant de Patrick Richard me revient : Tu étais là, mon Dieu, mendiant de moi /Tu étais là, discret, tu m’attendais/ Tu étais là et tu m’aimais. Après la disparition de Jésus, les disciples ne restent pas à la maison. Ils repartent à Jérusalem pour raconter ce qu’ils ont vécu et deviennent des témoins de la Résurrection. Cela fait écho au texte que j’ai reçu disant de ne pas chercher le Vivant parmi les morts. En sortant du tombeau, le Ressuscité se fait présent dans le monde : il nous précède en Galilée. En ce temps de confinement, ne le cherchons pas dans nos églises vides, il est vivant parmi nous. Pendant ce temps de confinement, nous sommes privés de contacts directs avec la famille, les amis. Ils nous manquent même si nous pouvons communiquer par téléphone ou par écrans interposés. Cette épreuve nous fait prendre conscience de l’importance de ces relations avec les autres et nous invite à être plus attentifs aux personnes isolées. Ce que vivent les résidents des EHPAD actuellement nous montre bien qu’il ne suffit pas de les protéger du virus pour donner du goût à la vie, ce sont les autres qui nous font vivre! (Sartre, pour qui « l’enfer c’est les autres » avait tort !). Dans « prions en Eglise », je relève ces phrases de la bibliste Marie-Laure Durand :

  • -  La conversation sur le sens des événements est un lieu majeur de rencontre avec Dieu.

  • -  Les conversations sur ce qui nous arrive sont donc des lieux propices de révélation où,

aujourd’hui encore, Dieu s’incarne dans nos vies. Anne-Marie


PRÉSENCE RÉELLE Nous vivons une situation quasi inhumaine avec ce confinement imposé (nous ne sommes pas des moines qui le choisissent !) et nous devons nous y soumettre par nécessité vitale. Plutôt que de nous lamenter et nous taper la tête contre les murs, essayons de tirer quelques bénéfices de cette situation. Je veux parler aujourd’hui de la présence physique réelle aux assemblées liturgiques et particulièrement dominicales. Les expériences que nous vivons nous éveillent sur le bien-fondé de l’insistance de notre Église à ce sujet. La plus terrible expérience a été celle du confinement des résidents dans les EHPADS et autres lieux fermés avec l’interdiction des visites de proches. On a voulu pallier cette interdiction par la diffusion d’images sur des tablettes ou autres instruments, mais cela a bien vite montré son insuffisance et son incapacité à évacuer la frustration causée par l’absence physique. Comme vous le savez, le gouvernement, entendant les personnels, a autorisé la présence physique avec toutes les précautions nécessaires. Le résultant a été un grand soulagement tant du côté des résidents que des visiteurs. Sans aller jusque dans les EHPADS nous l’éprouvons nous-mêmes : les enfants veulent revoir leurs copains et nous nos familles et nos relations. Cela me raffermit sur le caractère profondément humain de la présence physique des uns et des autres aux assemblées liturgiques. Cette présence est même constitutive de la liturgie que célèbre l’assemblée sous la présidence du prêtre. La présence virtuelle n’est qu’un pis-aller et ne peut durer. C’est ainsi que la Conférence des Évêques de France, réunie en assemblée plénière virtuelle Ce 24 avril, exprime ses préoccupations auprès du Président de la République et du gouvernement et son souhait de revenir très vite à des assemblées réelles. Voici leur communiqué. MF.




, le 24 avril 2020 ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DU 24 AVRIL 2020 : COMMUNIQUÉ FINAL La Conférence des évêques de France s’est réunie en assemblée plénière exceptionnelle par visio-conférence ce vendredi 24 avril après-midi. Il s’agissait pour les évêques de se retrouver, alors qu’ils n’ont pas pu tenir leur Assemblée de printemps à Lourdes, notamment pour évoquer ensemble les délais et les modes du « déconfinement » non seulement des cérémonies liturgiques mais aussi des activités catéchétiques et caritatives de l’Eglise. Les évêques sont profondément conscients de l’impatience des fidèles à se retrouver pour célébrer et nourrir leur foi et la partagent. Ils entendent l’urgence que tous ceux qui le peuvent puissent s’impliquer davantage auprès des plus pauvres. Avec tous les fidèles catholiques, ils veulent, de plus, être pleinement solidaires des efforts collectifs pour lutter contre une épidémie qui demeure menaçante et difficile à maîtriser. Le Président de la Conférence des évêques a pu témoigner de la qualité du dialogue engagé tant avec le Président de la République qu’avec le Gouvernement. Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le Pape François et le Chef de l’Etat sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie. Un plan de déconfinement alliant le désir résolu de permettre à nouveau aux fidèles de participer aux sacrements et un grand esprit de responsabilité sanitaire a été présenté et discuté. Il sera communiqué aux pouvoirs publics dès aujourd’hui pour que le dialogue puisse se poursuivre, tant au niveau national qu’au plan local des préfets et des maires. Ce plan attire aussi l’attention sur la situation particulière des sanctuaires. Les évêques de France redisent combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020. Ils remercient solennellement le personnel soignant et tous ceux qui permettent à notre société de fonctionner malgré la crise sanitaire en cours. Ils assurent de leur profonde sollicitude les familles en deuil et toutes les victimes de la pandémie. Ils remercient les prêtres, les communautés chrétiennes et les mouvements de leur persévérance et de leur créativité pastorale pendant le confinement. Ils expriment leur ferme résolution de contribuer à la paix sociale et à l’espérance de tous en ce temps de rude crise partagée. 1/1

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