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  • Ste. Thérèse - Jean XXIII

ÉGLISE HORS LES MURS


Le 12 Novembre 2020

Le « Heureux En lien et en Prière N°9

Nous sommes en lien de prière avec tous ceux qui ont vécu un deuil avant le reconfinement, pas facile pour les enfants ou le conjoint, pour les proches de ne pas être entourés juste après ce deuil…Nous sommes en lien de prière avec toutes les familles qui accompagnent un proche en vivant des célébrations restreintes en nombre durant ce temps de reconfinement…Bernard Jouffrit qui officie comme célébrant sur la paroisse Saint Jean XXIII nous confie son expérience…Nicolas

Une Eglise hors les murs…

Avec la mort d’un de mes frères, nous venons de vivre une expérience très forte, qui nous a beaucoup marqués et qui résonne de façon particulière, dans le moment que nous vivons.

Pour de multiples raisons, mon neveu, ne souhaitait pas au départ une sépulture à l’Eglise…Son questionnement m’a un peu étonné, mais les échanges que nous avons eus m’ont permis de percevoir que notre rencontre avec le Christ, que recevoir et vivre le Corps du Christ dépassait largement le lieu église et qu’en ces temps si particuliers, il nous fallait inventer de nouvelles manières de faire Eglise.

Nous nous sommes donc retrouvés avec une quarantaine de personnes dans le cimetière, tous masqués bien sûr et à distance les uns des autres. Je portais la Croix que je porte lorsque je célèbre les sépultures, j’avais averti le curé de la paroisse de notre démarche. J’ai ouvert la célébration au nom de la mission confiée par l’évêque…

Les personnes présentes n’étaient pas toutes chrétiennes, mais nous avons partagé un moment de foi d’une grande authenticité…un silence habité a régné dans cet espace dans lequel nous avons témoigné de la vie, celle d’ici et aussi celle de la maison du Père.

En plus (clin d’œil de l’Esprit) la famille avait choisi le texte des béatitudes…parler du Bonheur… faire entendre ces mots si forts d’un Père qui nous appelle au bonheur…un Bonheur exigeant certes, mais incarné dans notre vie de tous les jours, un bonheur vécu et partagé au quotidien, tels que nous sommes…et nous ne sommes pas des héros …une vie vécue en vérité, avec nos qualités mais aussi nos défauts, sans jamais oublier le Fils Prodigue…Le Père qui attend sur le pas de la porte et qui pardonne sans conditions.

Comme le dit le pape Francois, "il suffit de vivre la vie comme elle vient, de vivre de manière missionnaire les gestes les plus habituels, les occupations les plus habituelles, au milieu des personnes que le Seigneur nous fait rencontrer »...

Nous n’avons pas vécu une célébration « sauvage », mais un moment fort de prière et de communion au même Corps, à la même foi dans le respect des uns des autres…Pas dans une Eglise…

Le confinement nous invite à vivre en vérité les uns avec les autres…à nous respecter les uns les autres, quoi qu’il en coûte parfois… « Allez vous en sur les places…je vous ai laissé un message de lumière, qu’en avez-vous donc fait… »

Vous le savez ou vous allez sûrement le savoir, une manifestation publique pour défendre la liberté de culte est prévue dans différentes cathédrale des diocèses de France. Je vous propose cet article de la Croix (Site 10/10/2020) pour faire votre discernement sur cette question épineuse que nous avons déjà évoquée dans notre circulaire. Nous vivons une situation paradoxale où plus nous parlons de la « communion », plus la communion entre chrétiens est éprouvée. C’est pourtant le défi de la fraternité que nous avons à surmonter en ce temps d’épreuve. Nicolas

Des catholiques se mobilisent pour la reprise des messes publiques

Depuis l’annonce de la suspension des messes publiques, certains catholiques se mobilisent pour leur reprise, au-delà des recours devant le Conseil d’État. Chez eux, l’adhésion lors du premier confinement semble avoir cédé la place à une frustration grandissante.

Dimanche 8 novembre au matin. Adélaïde, 22 ans, allume son ordinateur pour regarder la messe de sa paroisse retransmise en direct sur Youtube. Pour la jeune femme, c’est la première célébration à distance depuis la suspension des offices publics le 3 novembre. Et il s’installe instantanément en elle, un amer sentiment de déjà-vu. « J’ai eu un énorme coup de cafard, raconte l’étudiante en sciences de 22 ans. Seule devant mon écran, je me suis rendu compte que ça allait être très difficile de tenir sans la messe ». À la fin de l’office en vidéo, la jeune femme part se promener dans Versailles : « Et là tout était bondé, les rues, les marchés ! Je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui clochait par rapport aux privations que comme catholiques, nous subissons ».

« Pour se donner du courage », l’étudiante en sciences envoie un message à quelques amis pour réciter un chapelet devant la cathédrale de Versailles, Quelques heures plus tard, le message a tant circulé, qu’ils seront plusieurs centaines, en prière, à entonner des chants devant le parvis de la cathédrale Saint Louis. « Je ne m’y attendais pas du tout. L’info est passée de paroisse en paroisse, c’est fou, ça montre bien, que la messe, c’est un besoin vital pour beaucoup de personnes », confie-t-elle. Même phénomène à Nantes où ce dimanche, quelques centaines de personnes se sont réunies devant la cathédrale pour réclamer le retour des messes publiques, à l’appel d’un petit nombre de fidèles sur les réseaux sociaux.

La décision du gouvernement de suspendre les offices publics pour tous les cultes, confirmée par le Conseil d’État samedi 7 novembre, passe mal chez une partie des catholiques. Confortés par le recours d’une dizaine d’évêques devant le Conseil d’État, ils se sentent légitimes à faire entendre leurs voix.

« Pendant le premier confinement, nous avons été comme sidérés mais aujourd’hui les choses sont très différentes », observe l’avocat Henri de Beauregard qui défendait notamment la requête de l’association « Pour la messe », devant le Conseil d’État.

Cette mobilisation s’explique car beaucoup d’activités restent ouvertes ; or ce qui fait vivre les catholiques, la prière communautaire, l’eucharistie, est limitée »

« Et puis le contexte était déjà sensible, reconnaît l’avocat qui cite notamment des « vexations sur le terrain bioéthique », « un plan sur le séparatisme qui a pu donner l’impression que l’État voulait reprendre la main sur le religieux », ainsi que l’attentat de Nice qui a touché les catholiques en plein cœur.

« Il n’y a pas que les tradis qui ont besoin de la messe »

La mobilisation, par son ampleur, a surpris Jean-Benoît Harel. Cet étudiant en droit de 23 ans est à l’initiative de la pétition « Pour la messe ». Quelques jours après son lancement, le texte, qui réclame le retour de la messe publique, a recueilli plus de 100 000 signatures. Là aussi, de groupes scouts en aumôneries, de paroisses en associations de fidèles, le texte circule à grande vitesse dans les réseaux catholiques. « Notre objectif était de montrer qu’il n’y a pas que les tradis qui ont besoin de la messe. Le nombre de signatures montre que c’est une base beaucoup plus populaire que pendant le premier confinement », affirme-t-il.


Interdiction des cultes publics : l’appel de Mgr Moulins-Beaufort à la responsabilité des évêques

Pour cet étudiant, les rassemblements de Nantes et de Versailles peuvent faire « boule de neige ». « C’est un vrai réveil, nous recevons beaucoup de messages de soutiens sur les réseaux sociaux », assure Jean-Benoît Harel, qui travaille avec ses amis de « Pour la messe » afin d’accompagner ces rassemblements spontanés devant les églises, comme à Nantes et Versailles.

« Mais nous voulons surtout éviter que cela se transforme en rassemblement contre le gouvernement ou contre les évêques, ajoute-t-il. Nous voulons juste exprimer que notre foi est vive, que nous en avons besoin pour vivre. Nous appelons chacun à être respectueux des consignes gouvernementales ».

Ces catholiques mobilisés ont l’espoir que les discussions qui vont s’ouvrir entre le gouvernement et les représentants des cultes d’ici au 16 novembre, portent leur fruit, et qu’ils puissent bientôt regagner les bancs de la messe. « Nous n’hésiterons pas à faire une nouvelle requête devant le Conseil d’État s’il n’y a pas d’inflexion en faveur des cultes », prévient l’avocat Henri de Beauregard.

Une Eglise en sortie dans le quartier

Chers frères et sœurs de la paroisse

Merci à Catherine Chaucheprat pour le texte de la communauté jésuite.

Oui, ce que nous vivons nous fait d'autant plus prendre conscience de nos fragilités. Je n'aurais peut-être pas pu dire cela, il y a quelques années, avant ma dépression. Je luttais pour rester forte envers et contre tout ...mais aujourd'hui, je sais que je peux perdre pieds, comme d'autres ou fragiliser mon cœur ou ...

Il y a des choses qui peuvent nous gêner aujourd'hui mais c’est important de rester positifs, confiants, sans pour cela être irréalistes. Quelles sont les épreuves à venir, sur notre route à chacun ? Collectivement ? Pour être passée par de grandes souffrances, épreuves, dans ma jeunesse, puis dans ma Vie de femme, je peux assurer qu'en s'accrochant "aux basques de Dieu", on traverse tout tunnel, "la mer rouge" ..!!

Dans les écrits de nos chers évêques, a retenti tout particulièrement ceci ...En priorité , la 1ère préoccupation est le souci des personnes qui vivent ce moment avec beaucoup de difficultés, du fait de la maladie, de l'isolement, de l'âge, de la précarité au plan professionnel, de la détresse morale ou spirituelle ... Avec la Diaconie ...comment organiser au niveau "paroisse" les visites aux personnes en peine, en marge, pour un soutien moral ou pour la communion ......C'est pour moi, fondamental, que nous soyons attendus ailleurs que dans l'édifice "église" .. Notre mission de chrétien doit s'incarner au jour le jour, dans notre quotidien... Et dans un quartier, comme "Les pyramides" où "je crèche", il y a bien des chemins à innover... Soyons "acteurs" au cœur de ce confinement... Martine Gougeon

La réaction d’une paroissienne

Bonjour à tous et toutes,

Heureuse de vous retrouver par le biais de ce journal paroissial et merci à tous ceux qui y travaillent à sa réalisation,

Ai-je tort de vous dire que je suis ravie que le Conseil d’état ait rejeté la demande de la Conférence des évêques de France de restaurer les messes ? Pourtant, comme beaucoup de catholiques, ne plus rejoindre la communauté chrétienne pour célébrer la messe et communier, me manque,,,Ce que dit notre ami, Jean-Marie Pogu, dans le numéro 6 résume les raisons de ma réaction. Comme tout habitant de ce pays, nous devons respecter les mesures sanitaires conseillées par ce gouvernement,

Ce n’est pas notre foi en Dieu qui est confinée !

« Ce que vous faites aux autres, c’est à moi que vous le faites », Ecoutons la parole de Saint Paul « Que chacun obéisse « aux autorités » Alors, protégeons-nous afin de protéger les autres ! Nous savons ce qu’il nous faut faire.

La décision du Conseil d’état, n’est pas discrimination à l’égard des cultes, elle est en accord avec les mesures décidées pour l’intérêt de tous.

Avec toute mon amitié et en union par nos prières, Yvonne Vrignon

Une proposition de prière de Gaëlle

Pour traverser ce temps particulier qui peut être déstabilisant et anxiogène, youPRAY a préparé une retraite en ligne intitulée « le bonheur où on ne l’attend pas » sur le site http://www.youPRAY.fr

Sur le papier, le confinement n’est en effet pas le moment le plus propice pour être heureux. Et pourtant, l’Evangile des Béatitudes, que nous avons médité à la Toussaint nous assure que nous pouvons être heureux au cœur même des situations les plus improbables de nos vies : dans la pauvreté, la tristesse, la faim, la persécution…

Jusqu’à l’entrée en Avent, youPRAY propose de prier chaque jour avec un « praycast » audio de 10 minutes à écouter chez soi ou en déplacement.

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